L’opéra urbain de la compagnie La Machine programmé les 25, 26 et 27 octobre au cœur de la Ville Rose est jugé diabolique par des milieux religieux. Et voilà que l’Archevêque de Toulouse s’en mêle et organise une messe pour « consacrer le diocèse et le protéger des menaces ténébreuses et de la désespérance »… De quoi creuser encore davantage le fossé entre le monde de la culture et celui des religions …Dans la ligne de mire, le futur spectacle de la compagnie La Machine, » Le Gardien du Temple opus II : La Porte des ténèbres ». Un teaser vidéo de présentation de 1’13″…

La dernière fois que le diocèse a été consacré, c’était le 20 juin 1941 par l’archevêque Jules-Gérard Saliège, compagnon de la Libération et Juste parmi les nations. Je suis très étonné par la réaction suscitée par cet opéra urbain ! C’est un spectacle de rue, mon travail est populaire », rappelle François Delarozière, le directeur artistique de la compagnie de théâtre de rue La Machine à Nantes (Loire-Atlantique) et de la Halle de la Machine à Toulouse, où séjournent les machines des spectacles de la compagnie quand elles ne sont pas en tournée.
« Des symboles de culture satanique »
La polémique a été lancée dès le début de l’été par un tweet sur X du curé de l’église de Saint-Aubin à Toulouse réagissant à l’affiche du spectacle. Il a été choqué par l’arrière-plan, par la ville en feu, les églises qui brûlent et les symboles de culture satanique », énumère le père Hervé Gaignard, vicaire général du diocèse de Toulouse. L’affiche représente Astérion le Minotaure et Ariane la grande araignée, sa demi-soeur, les personnages du premier opus créé en 2018 et suivis dans leur déambulation…
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Auteur: Claude Morizur

