Pour rejoindre les Journées d’été des écologistes, il faut traverser le Cher et atteindre l’île Honoré de Balzac, au sud de Tours. « Les îles des tropiques, c’est surfait », plaisante la secrétaire nationale Marine Tondelier lors de son discours inaugural. La ville d’Indre-et-Loire n’a pas été choisi au hasard : elle est devenue le symbole de la reprise du pouvoir par la gauche et de l’émergence d’un « laboratoire des transformations écologiques et sociales » depuis l’élection d’Emmanuel Denis aux élections municipales 2020, tandis que la Région est dirigée depuis des années par une coalition des gauches.
Du concret pour abreuver le nouveau chapitre du récit que les écologistes tentent d’écrire depuis la dissolution et le surgissement du Nouveau Front populaire (NFP). « L’écologie c’est l’adaptation, la sobriété joyeuse et heureuse. La fatalité n’existe pas pour les écolos ! Nous avons la culture de nous préparer au pire et quand il s’approche, on est formés à donner le meilleur », décrypte Marine Tondelier, avant de confier son mantra qui prend tout son sens aujourd’hui : « Ceux qui pensent que c’est impossible sont priés de ne pas déranger ceux qui essayent ! »
Lucie Castets affiche ses ambitions pour l’environnement
Mais celle que tout le monde attendait, c’est Lucie Castets. La haute fonctionnaire engagée pour la défense des services publics et choisie par le NFP comme candidate au poste de Première ministre le 23 juillet dernier a été accueillie par des « Castets doit gouverner ! Castets à Matignon ! ». Pour la première étape de sa semaine marathon des universités d’été de la gauche, elle a eu droit à son baptême du feu avec un meeting intitulé « Nouveau Front populaire, nouvel espoir » – accessible au grand public gratuitement.
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Auteur: Vanina Delmas

