En sortant de la gare du RER B de Villepinte (Seine-Saint-Denis), il ne fallait pas se tromper de chemin. Une foule de jeunes cosplayers, avec des déguisements aux personnages de leurs mangas favoris, se mêle aux militants insoumis. Un choc entre deux mondes au Parc des expositions. D’un côté, la « Paris Manga & Sci-fi show ». De l’autre, le lancement de la campagne des européennes de La France insoumise (LFI).
Mais force est de constater que, ce samedi 16 mars, les 3 000 insoumis attendus, selon la communication du mouvement, n’ont pas changé leur plan au dernier moment : la salle était pleine et les militants, chauffés à blanc. Pour ce raout de campagne, les insoumis ont vu grand. En fond sonore, Britney Spears, Aya Nakamura et Beyoncé. On chante « Siamo tutti antifascisti » et on crie « Union populaire », le slogan de LFI pour cette campagne tiré de la formule phare de Jean-Luc Mélenchon en 2022.
Première étape
14 heures. Manuel Bompard, le coordinateur national du mouvement insoumis, déclenche les hostilités. « Ces élections européennes, c’est l’après-Macron qui commence maintenant. À l’heure où l’extrême droite paraît comme la seule alternative, nous devons ouvrir un autre chemin. Et nous le faisons malgré ceux qui ont fait le choix de la division », lâche-t-il. Le message est clair : le scrutin du 9 juin 2024 est la première étape de la présidentielle de 2027.
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Auteur: Lucas Sarafian

