Une architecture de 3500 ans
Il y a 3500 ans en Égypte et, un peu plus tard, en Grèce et dans la Rome antique, les toits végétalisés étaient déjà populaires dans l’architecture des villes.
En 1923, Le Corbusier déclarait : « Le jardin sur le toit deviendra l’endroit privilégié de la maison et, de surcroît, permettra à la ville de reconquérir son espace bâti. »
Dans les années 1980, les villes de Linz, en Autriche, et Stuttgart, en Allemagne, franchissent le pas concernant la construction de toitures végétalisées et se démarquent aujourd’hui par leur couverture imposante.
C’est ensuite au tour de Bâle de suivre la mouvance dans les années 1990, grâce à un vote citoyen qui alloue une partie des factures de ses habitants au financement de mesures d’économie d’énergie dont l’une des solutions était les toitures végétalisées.
Aujourd’hui, la ville a rendu obligatoire la présence de ces dernières sur toutes les infrastructures neuves et rénovées dont la pente est inférieure à 10 degrés. Ce qui distingue Bâle de nombreuses autres initiatives est qu’elle a choisi d’utiliser des semences et des plantes endémiques. Zurich, quant à elle, rend obligatoire cette végétalisation depuis 1991.
Bâle sur le Rhin en automne – Crédit : Sean Pavone / iStock
Zurich, une ville exemplaire
Avec ses 5 millions de mètres carrés de toitures végétalisées, Zurich est l’une des villes pionnières. En 2015, la réglementation de la ville a été adaptée afin qu’y soient intégrés de meilleurs substrats et des semences endémiques.
Aujourd’hui, selon une étude de la Zürcher Kantonalbank, jusqu’à 12 % des toits de certains quartiers sont végétalisés, et environ 40 % des toits plats de la ville sont fournis de plantes.
Ce fait plus de trente ans que Zurich étudie, analyse et documente les effets positifs de cette initiative. Ces infrastructures vertes permettent de rafraîchir l’air, d’améliorer…
Auteur: Liza Tourman

