Toulouse (correspondance), reportage
Le tribunal administratif de Toulouse continue de botter en touche. Après avoir annoncé la réouverture de l’instruction dans le dossier de l’A69 en décembre dernier, le tribunal administratif de Toulouse a rejeté, mardi 21 janvier, la demande d’une dizaine d’associations écologistes de suspendre le chantier en urgence.
Le juge des référés estime que les effets de la poursuite du chantier resteront « très limité[s] » jusqu’à ce que la justice se prononce définitivement sur le fond du dossier. Soit mi-février. À cette occasion, l’autorisation environnementale pourrait être annulée, ce qui entraînerait l’arrêt immédiat du chantier de l’autoroute.
« On a l’impression qu’ils se renvoient la patate chaude, personne ne veut prendre de décision dans ce dossier », dit à Reporterre Gilles Garric, membre du collectif d’opposants à l’A69 La Voie est libre. « Le juge ne nous donne pas tort sur le fait que le chantier peut porter atteinte à l’environnement et aux espèces protégées, mais il ne reconnaît pas le caractère urgent de la suspension des travaux ».
Quelques heures avant le délibéré, cinq nouvelles mises en demeure ont été adressées par la préfecture du Tarn au concessionnaire Atosca pour des irrégularités sur le chantier de l’A69. La préfecture fait notamment référence à des travaux de pompage non autorisés, à des manquements concernant des mesures compensatoires ou à une mauvaise gestion des eaux pluviales sur le chantier.
« Le concessionnaire fait tout ce qu’il veut »
« On est à douze mises en demeure sur le chantier de l’A69 », souligne Gilles Garric, « on ne sait plus trop quoi faire au niveau juridique, on a l’impression qu’Atosca fait tout ce qu’il veut et que malgré les mises en demeure, le chantier continue. »
Dans une tribune publiée sur…
Auteur: Justin Carrette

