En 2026, le chantier de l’A69 va se poursuivre. Le 30 décembre, la cour administrative de Toulouse a rétabli les autorisations environnementales du projet autoroutier de 53 kilomètres qui doit relier Toulouse à Castres.
Ce projet est contesté depuis 2022 par de nombreux collectifs et associations avec des manifestations, grèves de la faim et de la soif, pétitions et recours en justice. Leur combat va continuer en 2026, puisque les militants ont annoncé un pourvoi en cassation. L’A69, devenue un symbole de la lutte écologiste en France, a été longuement relatée par Reporterre. Retour sur les 5 raisons pour lesquelles ce projet d’autoroute est aussi contesté.
1. L’A69 est une absurdité écologique
Plus de 1 500 scientifiques, dont Christophe Cassou, directeur de recherche du CNRS, et Valérie Masson-Delmote, directrice de recherche du CEA, qui ont décrié le projet de chantier de l’A69 dans une tribune publiée dans le Nouvel Obs en octobre 2023.
Sa construction occasionne des dommages écologiques importants. « 13 hectares de zones boisées sont voués à l’abattage, dont ce bel alignement de Vendine qui est remarquable », indiquait à Reporterre Thomas Brail en mars 2023, rappelant au passage que les arbres centenaires jouent un rôle important dans la séquestration du carbone.
Au total, 310 hectares seront artificialisés si le projet arrive à son terme. Pour tenter de les sauver, des « écureuils » — des militants qui grimpent et s’installent dans les arbres menacés d’abattage — ont créé des zad. Les derniers d’entre eux ont été expulsés en octobre 2024.
Les usines à bitume destinées à produire le goudron qui doit être coulé sur les 53 kilomètres entre Toulouse et Castres posent des risques pour la santé. Les opposants craignent que des particules toxiques s’échappent de leurs cheminées avec la vapeur d’eau, notamment des hydrocarbures aromatiques polycycliques dont…
Auteur: Louise Mohammedi

