Des centrales à bitume hyper polluantes
Depuis juin qu’elle a été autorisée à poursuivre les travaux de construction de l’autoroute Castres-Toulouse et en attendant le procès en appel sur la légalité même de ce chantier, le 11 décembre, l’entreprise Atosca met les bouchées doubles.
Elle vient d’installer deux usines d’enrobé à chaud de bitume qui ne fonctionneront pourtant à plein régime qu’à partir de janvier. Y sera fabriqué le béton bitumineux destiné au revêtement de la future autoroute.
Ces centrales à bitume sont des installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE). Depuis une dizaine d’années, on a observé une recrudescence des maladies auto-immunes et des cancers à proximité de ces installations, ce qui ne manque pas d’inquiéter les riverains des quelque 500 usines de ce genre en France.
Le 18 novembre, dans le Tarn, cinq représentants d’Atosca, le sous-préfet, la DREAL, INERIS (l’organisme d’État chargé du contrôle des émanations des usines, choisi par Atosca), l’ARS, des maires de Haute-Garonne et du Tarn, des représentants des écoles et des collectifs se sont réunis pour faire un point sur la mise en service des centrales de Puylaurens et de Villeneuve-lès-Lavaur.
Les fumées de matières polluantes chauffées à 320 °C toucheraient, d’après les mesures du collectif Lauragais sans bitume, 40 écoles soit 4293 élèves, 500 exploitations agricoles, 42 clubs sportifs.
En tête de liste des inquiétudes, la santé des enfants
Lors de la première réunion d’information organisée par Lauragais sans bitume, le 5 octobre 2023, les témoignages transmis par les habitants de Gragnague, à quelques kilomètres de là, ont fait « froid dans le dos » se souvient Coralie.
Les odeurs insupportables, les troubles du sommeil et maux de tête, les gênes respiratoires, la contamination éventuelle des productions locales, les gouttelettes noires sur le mobilier de…
Auteur: Valérie Lassus

