Toulouse (Haute-Garonne), correspondance
Pour les pro-autoroute, tous les signaux sont au vert ces dernières semaines. Après une décision de justice favorable, mercredi 28 mai à Toulouse, puis un passage en force de la loi de validation à l’Assemblée nationale le 2 juin, les partisans de la liaison autoroutière Castres-Toulouse veulent que le chantier reprenne au plus vite.
À l’arrêt depuis trois mois, les travaux avaient déjà pris énormément de retard selon les plannings du concessionnaire Atosca, que Reporterre avait pu consulter. Certains ouvrages d’art ont accumulé plus d’un an et demi de retard, et cela sans compter les trois mois d’arrêt du chantier.
1 000 ouvriers à remobiliser
Pour tenter de combler ce retard, l’État et le concessionnaire souhaitent désormais aller vite. Le ministre des Transports, Philippe Tabarot, a annoncé une reprise progressive mi-juin. Une date optimiste, alors qu’il faut remobiliser environ 1 000 ouvriers, faire appel à de nouveaux sous-traitants et rapatrier environ 350 engins de chantier. Une mise en service de l’autoroute fin 2025, comme cela était initialement prévu, semble plus irréaliste que jamais.
« Nous allons mener un travail de dentelle pour reconstituer nos effectifs, qui ont été affectés à d’autres chantiers en France ou dont nous avons été obligés de nous séparer », assure Martial Gerlinger, directeur d’Atosca, au journal La Dépêche.
Cette reprise va très probablement s’accompagner d’un regain de la lutte contre l’autoroute. Mercredi 28 mai, suite à la décision de la cour administrative d’appel de Toulouse permettant la poursuite des travaux, des centaines d’opposants à l’autoroute se sont réunis partout en France. Ils ont notamment affirmé leur volonté de remobiliser les collectifs et de reprendre la lutte sur le terrain, avec un grand weekend de mobilisation initié…
Auteur: Justin Carrette

