Alors qu’en plein été caniculaire, le Conseil d’État a validé l’A69, les regards se tournent maintenant vers l’inauguration. Jours et nuits, les engins s’affairent pour bitumer les collines fendues, les terres anciennement arables et les ronds points innombrables.
Nous ne voulons pas nous laisser abattre. Que vous soyez venu.es au camping des Platanes, aux manif’actions, dans les zads ; que vous ayez boycotté Pierre Fabre, soutenu de loin, participé aux recours administratifs ou cramé les chantiers, la lutte contre l’A69 est en chacun.e d’entre nous. Les 80 procès, les dizaines de fractures, les centaines de garde-à-vue et semaines de sièges, les perquisitions et les humiliations dans la presse, n’auront jamais eu raison de notre détermination.
L’inauguration possible de l’A69, n’est pas le signe d’un échec, c’est celui de l’autoritarisme d’État légitimé par des institutions juridiques sur mesure. Nous n’ignorons rien du carnage sur nos vies et nos terres par les géants du bitume : des expropriations ne sont toujours pas réglées, des terres « compensées » ont été saccagées, la circulation de l’eau est entravée… Mais nous avons la lucidité de voir l’immense avancée obtenue par la lutte : les projets autoroutiers sont archaïques.
En parallèle, la fascisation en cours est dans toutes les têtes : renforcement du système répressif, xénophobie, concentration médiatique, censure culturelle, nouvelles formes de capitalismes cyniques et violentes… La bourgeoisie agite les peurs pour imposer son autoritarisme et se maintenir. Dans le Tarn, la mairie de Castres est passée au RN. Les enquêtes sur les milices fascistes traînent, et l’on constate une assymétrie de traitement entre les militant.es contre l’A69, et les militant.es pro A69. Ces derniers sont contrôlés avec des fausses plaques et du matériel d’action mais sont laissé libres et sont jugés avec les yeux complaisant du…
Auteur: IAATA
