Le retour des pelleteuses nous est insupportable. Nous ne voulons plus réentendre le fracas des machines, voir notre terre qu’on arase et qu’on bétonne, privée de toute vie. Nous n’acceptons pas que le massacre continue, que la violence de l’aménagement du territoire se poursuive au nom de la vieille idole de la croissance.
Si la cour d’appel administrative de Toulouse vient d’acter la reprise temporaire du chantier de l’A69, nous clamons ici que ce n’est pas la fin de l’histoire, et que nous nous opposerons de toutes les manières possibles et de toute notre force à cette politique du fait accompli, autoritaire et destructrice.
L’acharnement de l’État et des promoteurs à imposer leur projet d’autoroute mortifère nous laisse sans voix. Pour 50 km d’asphalte, ils sont prêts à pilonner le droit, à attaquer les fondements mêmes de notre démocratie et à malmener la séparation des pouvoirs.
« La lutte contre l’A69 nous concerne tous et toutes »
Nous vivons un moment charnière. Une bataille qui détermine les temps à venir et les perspectives futures de toute émancipation sociale et écologiste. La lutte contre l’A69, par son symbole, nous concerne tous et toutes. C’est un choix très concret que nous devons faire. Une place que nous devons prendre d’un côté ou de l’autre de la barricade.
Au fond, comment voulons-nous faire face à la crise climatique ? Quel rapport souhaitons-nous entretenir avec nos territoires ruraux ? Quel lien au vivant voulons-nous cultiver ?
« Notre colère n’a jamais été aussi forte »
Dans cette période où tout semble se dérober, beaucoup d’entre nous sont prises par la sidération et le sentiment d’impuissance. Nous voyons bien ce que l’État et les aménageurs cherchent à écraser : notre espoir et notre joie, la possibilité…
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