«On ne peut pas indéfiniment mettre à contribution les actifs pour financer les nouvelles dépenses sociales liées au vieillissement», déclarait Amélie de Montchalin, au Parisien le 19 avril. La polémique est lancée. Longtemps tabou, le sujet de l’abattement fiscal des retraités revient sur la table à l’heure où le gouvernement cherche toutes les économies possibles…
“On ne peut pas faire comme s’il ne se passait rien mais ouvrir les multiples sujets tiroirs et voir si l’on se pince les doigts, ce n’est pas la solution”, réagit le sénateur de Meurthe-et-Moselle, Jean-François Husson (LR). Le socialiste et président de la commission des finances Claude Raynal partage ce sentiment : “Plus que le sujet de l’abattement fiscal c’est la façon de faire, tous les jours on sort un sujet sur la table. Il ne faut pas ouvrir un dossier ainsi en mettant la pression à tout le monde.”
Et quel dossier ! Les retraites sont de retour en haut de l’affiche, alors que le débat public est encore marqué par des négociations houleuses, rouvertes à de multiples reprises, sur l’âge de départ. L’annonce de la ministre des Comptes publics ne passe pas inaperçue, d’autant que le mécanisme d’abattement fiscal qu’elle cible existe depuis 1978 et n’avait pas été remis en question depuis.
Concrètement, en France, les pensions de retraite font l’objet d’un abattement automatique de 10%. Cela permet à certains retraités de payer…
Auteur: Clémentine Louise

