Anita Kiki Gbeho, nouvelle Représentante spéciale du Secrétaire général et Cheffe de la Mission des Nations Unies au Soudan du Sud (MINUSS) — nommée le 11 avril à la suite du décès de son prédécesseur, Nicholas Haysom — a alerté sur la détérioration de la situation dans le pays depuis le dernier briefing, tenu au début de l’année.
Les combats entre les Forces de défense du peuple du Soudan du Sud et le Mouvement populaire de libération du Soudan (également connu sous le nom d’Armée d’opposition) se sont intensifiés, en particulier dans l’État du Jonglei, et les civils continuent d’en payer le prix fort.
L’ONU a signalé une augmentation de 40 % du nombre de morts et de blessés en 2025 par rapport à 2024, et a averti que la violence intercommunautaire persistait dans certaines parties des Équatorias, du Bahr el Ghazal et du Warrap, alimentée par les vols de bétail, les différends fonciers et les attaques de représailles.
Anitia Kiki Gbeho, Cheffe de la mission de paix des Nations Unies au Soudan du Sud, fait le point lors d’une réunion du Conseil de sécurité.
Moins de moyens financiers
L’intensification des combats et des violations des droits de l’homme coïncide avec des coupes budgétaires affectant la MINUSS, lesquelles ont contraint la Mission à réduire la voilure sur certaines activités. Mme Gbeho a fait observer que la capacité opérationnelle avait été réduite de 24 à 30 %.
Bien que les Casques bleus aient été en mesure de protéger les civils à la suite d’incidents violents à Akobo et Abiemnhom, Mme Gbeho a souligné que leur présence à plus long terme n’était pas financièrement viable dans les conditions budgétaires actuelles.
La diminution des capacités en matière de lutte antimines, a-t-elle ajouté, a limité la capacité de…
Auteur: Nations Unies FR

