Un an et demi après, la pilule n’est toujours pas passée. Loin de là. Passée en force en avril 2023, la réforme des retraites, qui a reculé l’âge légal de départ à 64 ans, est toujours au cœur des débats politiques. Et elle risque d’y rester encore quelques semaines, voire quelques mois, entre le débat sur le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) et l’étude – le 31 octobre, puis le 28 novembre – de deux propositions de loi visant à l’abroger, au sein, respectivement, des niches parlementaires du Rassemblement national (RN) et de la France Insoumise (LFI).
Dans ce cadre politique, le président de la commission des finances, Éric Coquerel (LFI) et le rapporteur général du budget, Charles de Courson (Liot), ont décidé d’organiser un colloque sur le financement du système des retraites, où l’ensemble des partenaires sociaux étaient conviés. Une initiative saluée par l’ensemble de l’intersyndicale. « On peut enfin apporter nos propositions de financement, propositions que le gouvernement a toujours refusé d’écouter », ont-ils souligné.
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Pendant près de quatre heures, représentants des organisations syndicales et patronales, président du Conseil d’orientation des retraites (COR), experts économiques et politiques se sont succédé au pupitre. Au cœur des prises de parole, la réforme d’avril 2023, ses premiers effets, et un fil rouge : comment l’abroger sans condamner le système des retraites à la faillite ?
Sans surprise, les avis étaient très divisés, entre organisations syndicales listant, presque à la Prévert, tout un tas de solutions alternatives de financement. Et, de l’autre côté, le Medef et la CPME, le représentant des petites et…
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Auteur: Pierre Jequier-Zalc

