À mesure que la guerre, « la vraie, celle qui tue, viole, massacre, rase » se rapproche du coeur de l’Occident et pénètre les discours de nos gouvernants, les questions de l’anti-militarisme, de la désertion et de la résistance ressurgissent. Nous en parlions d’ailleurs récemment avec des participants à la campagne Guerre à la guerre ainsi qu’avec Mathieu Rigouste. Le groupe Grothendieck, vient ici rejoindre le débat autour d’une idée convergente : substituer aux guerres entre États, la guerre au capital.
Il est une réalité que tout le monde aura pu constater : tous les pays du sommet capitaliste se réarment massivement : 2,1 % du PIB pour la France sont investis en dépenses militaires (bientôt 3,5 % si la loi de programmation militaire est respectée et peut-être 5 % avec la nouvelle proposition de l’Otan ), sans compter des rallonges envisagées.
La France donc, mais aussi l’Allemagne, l’Angleterre, la Pologne, la Chine, l’Inde, bien sûr les États-Unis etc, tous courent l’un après l’autre pour engranger canons, missiles, drones et hommes enrégimentés. Comment sortir de cette escalade guerrière ?
La guerre sera prête quand le réservoir sera plein
Il est une autre réalité, concomitante à la première, dont il va falloir sérieusement se préoccuper. Ce sont les anarchistes, refusant la première Guerre mondiale qui nous l’on enseignéA :
« La guerre était inévitable : d’où qu’elle vînt, elle devait éclater. Ce n’est pas en vain que depuis un demi-siècle, on prépare fiévreusement les plus formidables armements et que l’on accroît tous les jours davantage les budgets de la mort. À perfectionner constamment le matériel de guerre, à tendre continûment tous les esprits et toutes les volontés vers la meilleure organisation de la machine militaire, on ne travaille pas à la paix. »
Effectivement, qu’elle soit mondiale (deux camps répartis sur un ou plusieurs fronts)…
Auteur: dev

