« La question de la place du baccalauréat est une question qui doit être discutée au moment de la présidentielle, parce que c’est un grand sujet de société », a réagi dans la matinale de Public Sénat, le ministre de l’Enseignement supérieur, Philippe Baptiste. Il réagissait au rapport de de la commission d’enquête sénatoriale sur l’excellence académique, publié mardi et dont il a loué « la qualité ».
Selon le ministre, « le taux de poursuite d’études post-bac sont extrêmement élevés, avec des gens qui ne sont pas forcément suffisamment formés pour faire des études », ce qui « amène après à des taux d’échec qui sont considérables en licence » (bac+3).
« On demande aujourd’hui à nos universités l’impossible, c’est-à-dire de prendre des étudiants qui ont des profils extraordinairement variés et de les faire tous réussir », a-t-il estimé, citant en particulier les bacheliers professionnels. Il s’est dit aussi favorable à « des années de propédeutique, de rattrapage post-bac, pour un certain nombre de bacs en tout cas ».
Au sujet de l’augmentation des frais d’inscription à l’université, une autre préconisation du rapport, Philippe Baptiste s’est dit, en revanche, « farouchement opposé » à une mesure qui viserait « tout le monde ».
Réforme des bourses
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Auteur: Rédaction Public Sénat
