Accord de non-censure : l’idée fait son chemin à Renaissance

C’est l’idée qui monte. Au lendemain du vote de la censure du gouvernement Barnier, une proposition prend forme, celle d’un pacte de non-censure. Lancée à l’origine par le député PS Philippe Brun, dans une tribune publiée le 25 août dernier dans Le Monde, titrée « un accord de non-censure serait la seule issue pour sortir de la crise politique », c’est ensuite Boris Vallaud, à la tête du groupe des députés PS, qui l’a reprise à son compte fin novembre. Les socialistes continuent à défendre l’idée.

« Ne rien s’interdire pour essayer de travailler ensemble »

Face à ce qui ressemble à une situation de blocage, le principe est aujourd’hui repris du côté de Renaissance. L’ancien premier ministre Gabriel Attal, président du groupe Ensemble pour la République (Renaissance), défend « un accord de non-censure des LR au PS. C’est la seule équation politique où le RN n’est pas en capacité d’être arbitre et de dicter la politique du gouvernement », confie le député en privé, rapporte Le Parisien. Cette majorité se concentrerait sur « trois-quatre points programmatiques pas irritants pour tenir jusqu’à l’été. Il n’y aurait pas beaucoup de réformes. Une sorte de super gestion des affaires courantes », ajoute l’ancien premier ministre. « S’il y a coalition, le PS n’aura pas l’abrogation de la réforme des retraites et les LR n’auront pas leur loi immigration », imagine Gabriel Attal, pour…

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Auteur: François Vignal

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