Accord de paix RDC-Rwanda: les 4 éléments essentiels pour un processus de paix durable

Les gouvernements de la République démocratique du Congo (RDC) et du Rwanda ont conclu un accord de paix en juin 2025, visant à mettre fin à une guerre qui dure depuis des décennies dans l’est de la RDC. Les Nations unies ont salué cet accord comme « une étape importante vers l’apaisement, la paix et la stabilité » dans la région.

J’ai analysé plusieurs négociations et accords de paix différents. Il est important de distinguer ce qui est nécessaire pour amener les parties belligérantes à la table des négociations et ce qui est convenu à la fin des négociations. Dans cet article, j’explique dans quelle mesure l’accord entre la RDC et le Rwanda réunit les quatre éléments essentiels à sa durabilité.

Avant tout, deux observations d’ordre général sur les accords de paix et un point plus spécifique relatif à une complication particulière dans le cas de l’accord RDC-Rwanda.

Premièrement, un seul accord suffit rarement à résoudre un conflit complexe. La plupart des accords font partie d’une série d’accords, parfois entre différents acteurs. Ils font souvent référence à des accords conclus précédemment et seront cités dans les accords ultérieurs.

Deuxièmement, la paix est un processus qui nécessite un engagement large et soutenu. Il est essentiel que d’autres acteurs, tels que les groupes armés, soient impliqués dans le processus. Les acteurs de la société civile doivent également être impliqués. Plus les points de vue sont représentés dans les négociations, plus l’accord sera légitime et efficace.

Mais dans le cas de l’accord RDC–Rwanda, un élément complique la situation : le rôle des États-Unis. Washington ne semble pas avoir agi comme un médiateur neutre. Au contraire, les États-Unis semblent poursuivre leurs propres intérêts économiques. Cela n’est pas bon signe pour la suite.

Il n’existe pas de recette miracle pour un accord de paix efficace, mais les recherches montrent que quatre…

La suite est à lire sur: theconversation.com
Auteur: Philipp Kastner, Senior Lecturer in International Law, The University of Western Australia