Les négociations pour mieux préparer le monde à une future pandémie entrent dans leur dernière ligne droite mais les écueils restent nombreux avant de s’assurer que la prochaine grande crise sanitaire sera combattue ensemble.
La dernière semaine de négociations prévue pour le moment débute ce lundi à Genève, où les pays membre de l’Organisation mondiale de la santé tentent de mettre au point un texte qui évite de répéter les erreurs mortelles et coûteuses qui ont marqué la pandémie de Covid-19.
Pour empêcher les millions de morts et les milliers de milliards de pertes économiques, les pays membres ont décidé en décembre 2021 d’élaborer un texte contraignant pour éviter de reproduire la catastrophe. Et ils se sont donné jusqu’à mai de cette année pour l’adopter lors de l’Assemblée mondiale de la santé.
Mais après deux années et les traumatismes de la pandémie qui s’estompent déjà, d’importants points de friction subsistent.
Le neuvième et dernier cycle de négociations s’est ouvert le 18 mars et se poursuivra jusqu’à jeudi, mais conclure un accord supposera de sérieux compromis.
Les diplomates insistent sur leur volonté de conclure un accord, mais les différents camps semblent encore très éloignés les uns des autres.
« Tout le monde devra donner quelque chose, sinon personne n’obtiendra rien », a prévenu le patron de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus.
« Critique pour l’humanité »
Les pays européens veulent que davantage d’argent soit investi dans la prévention, tandis que les pays africains -laissés au bord de la route pendant le Covid- veulent le savoir-faire et les financements mais aussi un accès adéquat aux tests, aux vaccins et autres traitements.
Les Etats-Unis, eux, veulent une garantie de transparence et le…
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