L’accord conclu entre Donald Trump et TotalEnergies ne fait pas consensus aux États-Unis. Le 2 juin, sept États démocrates du nord-est des États-Unis ont attaqué en justice l’accord financier conclu en mars entre le groupe énergétique français et le gouvernement étasunien. D’après les termes de cet accord, les États-Unis devraient rembourser près de 1 milliard de dollars au géant de l’énergie, en compensation de l’annulation des parcs éoliens qu’il devait ériger sur la façade atlantique des États-Unis.
L’argent sera versé à condition que TotalEnergies investisse le même montant dans le développement des énergies « conventionnelles » — dont le pétrole et le gaz — aux États-Unis, d’ici fin 2026. À l’époque, le PDG de TotalEnergies, Patrick Pouyanné, avait plaidé le « pragmatisme » pour défendre cet accord. Confrontées au même problème, d’autres entreprises européennes, comme Orsted et Equinor, avaient décidé de poursuivre l’administration Trump en justice.
La coalition des sept États démocrates (Maine, New Jersey, New York, Connecticut, Vermont, Massachusetts et Rhode Island) estime que cet accord est « manifestement illégal », et demande son annulation. L’administration Trump aurait selon eux enfreint la loi en omettant d’organiser, au préalable, une audience permettant de déterminer si le maintien des concessions éoliennes offshore risquait ou non « de causer un préjudice grave à la vie, aux biens, à la sécurité nationale ou à l’environnement ».
La gouverneure de l’État de New York, Kathy Hochul, a dénoncé un « détournement scandaleux de l’argent des contribuables qui [les] empêche de couvrir [leurs] besoins énergétiques, de créer des emplois de qualité et de contribuer à garantir l’indépendance énergétique américaine tout en réduisant les émissions ».
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