Le texte final d’un accord de paix global entre les États-Unis, Israël et l’Iran n’est plus une lointaine aspiration diplomatique, mais une réalité probable. Lorsque le premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, a confirmé que la signature électronique de l’accord de paix était attendue dans les prochaines 24 heures, cette annonce a marqué un changement profond dans la mécanique de gestion des crises mondiales.
Alors que les frictions maritimes nocturnes dans le détroit d’Ormuz et une vague implacable de scepticisme médiatique suggèrent une volatilité persistante, la réalité sous-jacente est claire. Le progrès diplomatique réalisé via le mémorandum d’Islamabad révèle que les puissances secondaires locales se sont imposées comme les stabilisateurs indispensables d’un ordre international fracturé, s’engouffrant dans le vide laissé par des institutions multilatérales traditionnelles qui ont manqué à leurs obligations à plusieurs reprises.
Un plan de résolution progressif
Le discours dominant a systématiquement qualifié la guerre au Moyen-Orient, qui a éclaté à la suite de l’effondrement des discussions indirectes et de l’escalade militaire qui a suivi, de crise ingérable, soluble uniquement par l’intervention directe des superpuissances ou par une dissuasion militaire unilatérale. Cette perspective est incomplète.
Le succès du cadre d’Islamabad démontre que lorsque les puissances mondiales traditionnelles sont confrontées à une impasse structurelle, les États non alignés disposant d’une légitimité transblocs peuvent jouer un rôle critique. La position unique du Pakistan, qui maintient des liens stratégiques profonds avec Washington et Riyad tout en partageant une frontière directe et des canaux diplomatiques délicats avec Téhéran, lui a permis d’élaborer un plan de résolution progressif que les institutions internationales classiques ne pouvaient ni…
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