C’est un « projet pilote ». Emmanuel Macron et le premier ministre britannique, Keir Starmer, ont annoncé jeudi 10 juillet un accord franco-anglais sur l’immigration. Depuis le début de l’année, plus de 21.000 migrants ont traversé la manche entre la France et l’Angleterre, dans des conditions extrêmement dangereuses, à bord de « small boats », ces embarcations gonflables surchargées, dont le nombre augmente. Au moins 15 personnes sont mortes depuis le début de l’année, en tentant la traversée de la Manche.
L’accord repose sur le principe du « un pour un ». La France accepte que les personnes ayant traversé et qui ne remplissent pas les conditions soient renvoyées sur notre territoire. En échange, Londres accepte d’accueillir le même nombre de personnes se trouvant en France, qui souhaitent venir en Grande-Bretagne et éligibles à l’asile, du fait de leur nationalité ou par regroupement familial. La demande devra être faite en ligne. François et Britanniques n’ont « pas d’autres choix que de travailler ensemble », soutient Emmanuel Macron, qui y voit un accord « pragmatique ». Pour Keir Starmer, il est même « révolutionnaire ».
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Pour les sénateurs, pas vraiment. Les élus de la Haute assemblée interrogés sont pour le moins circonspects. Même à droite, l’accord ne convient pas forcément. Et encore moins chez les élus des Hauts-de-France….
Auteur: François Vignal

