Thermomètre des tensions régionales comme du climat de détente, le prix du pétrole poursuit son repli ce mardi, en passant sous la barre des 80 dollars pour ce qui est du baril de Brent, pour la première fois depuis le 3 mars. Lors de l’ouverture des marchés lundi, le pétrole avait déjà chuté de 5 %, après l’annonce samedi d’un protocole d’accord par l’Iran et les États-Unis. Ce dernier doit faire l’objet d’une signature formelle des deux parties ce vendredi près de Lucerne, en Suisse. S’ouvrira alors une période de près de deux mois pour que les belligérants s’entendent sur un accord final.
Si de nombreuses incertitudes entourent cette entente aux contours encore flous, force est de constater que la fièvre de l’or noir est considérablement retombée depuis le pic de la fin du mois d’avril, quand le Brent s’était approché dangereusement des des 130 dollars. À l’époque, l’échec du cessez-le-feu décrété plus tôt dans le mois, et la mise en place d’un blocage des ports iraniens par la Marine américaine laissaient le craindre le risque d’un enlisement du conflit, deux mois après les premières frappes.
Rétrospectivement, il est clair que les marchés avaient déjà anticipé une possible sortie de crise dans le Golfe persique, au cours des dernières semaines. « Un des tournants, c’est le 23 mai, lorsque Donald Trump a annoncé sur son réseau social qu’un accord avait été largement négocié, et…
Auteur: Guillaume Jacquot

