Il est en négociation depuis près de vingt-cinq ans. L’accord de libre-échange entre l’Union européenne (UE) et le Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay, Bolivie) pourrait être signé d’ici la fin de l’année. La Commission européenne, soutenue notamment par l’Allemagne et l’Espagne, pousse pour signer au plus vite. Cela pourrait avoir lieu lors du prochain sommet du Mercosur, qui se tiendra du 5 au 7 décembre à Montevideo (Uruguay), voire dès le sommet du G20 au Brésil, les 18 et 19 novembre.
Une perspective qui participe à alimenter la colère des agriculteurs. À l’appel de la FNSEA, le syndicat agricole majoritaire et productiviste, ils promettent une nouvelle vague de manifestations à partir du lundi 18 novembre. La Coordination rurale compte enchaîner dès le lendemain, le 19 novembre. Voici cinq points pour mieux comprendre les enjeux de cet accord.
1. Pourquoi l’UE et le Mercosur souhaitent-ils un accord ?
L’Union européenne et le Mercosur négocient un accord de libre-échange depuis 1999, visant à renforcer leurs relations commerciales. Fondé en 1991, le Mercosur forme une zone de libre circulation des biens et services en Amérique latine avec une politique commerciale commune.
L’UE souhaite obtenir un accès accru à ce vaste marché sud-américain pour y promouvoir ses produits industriels, en particulier les voitures, la machinerie, les produits pharmaceutiques et les équipements de haute technologie. Quant aux pays du Mercosur, « il est très compliqué pour eux de s’opposer à l’idée de renforcer leurs échanges commerciaux avec l’UE, car ils sont très dépendants de leurs exportations et qu’il y a un enjeu culturel et politique à ne pas être uniquement dépendre des États-Unis », explique Maxime Combes, économiste et coanimateur du collectif Stop Mercosur.
2. Des conséquences écologiques préoccupantes
La validation de cet accord, qui réunit « deux blocs…
Auteur: Joséphine Puig

