Avec 338 voix pour et seulement une voix contre, le Sénat a largement approuvé la position du gouvernement sur le projet d’accord de libre-échange entre l’Union européenne et les pays du Mercosur, à savoir un rejet du texte « en l’état ». Ce vote intervient plus d’une semaine après le début d’une nouvelle mobilisation des agriculteurs, qui dénoncent la concurrence déloyale qu’engendrerait un tel traité.
Le rejet des sénateurs vient s’ajouter à celui des députés, qui ont aussi voté très largement la résolution du gouvernement le 26 novembre, pour accroître la pression dans les débats européens. « Ce que nous souhaitons à travers ce débat, c’est entériner solennellement la position de la France et lui offrir une assise transpartisane forte, pour que sa volonté puisse résonner dans toute l’Europe », a défendu la ministre de l’Agriculture, en ouverture des débats.
Le gouvernement pose ses conditions : clauses miroirs et respect de l’accord de Paris
Dans l’hémicycle, Annie Genevard a d’abord réaffirmé la position du gouvernement au sujet de cet accord : « La France se tient pleinement mobilisée pour discuter de nouveaux accords, à condition qu’ils s’avèrent favorables aux intérêts français et européens, que les débouchées soient au rendez-vous, que nos intérêts essentiels soient pris en compte et que notre modèle agricole et alimentaire soit respecté. »
Pour Benjamin Haddad, ministre chargé…
Auteur: Rose Amélie Becel

