L’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Mercosur (regroupant l’Argentine, le Brésil, le Paraguay et l’Uruguay), finalisé en substance le 6 décembre 2024, reste inacceptable. Problématique pour notre agriculture, le climat, les droits humains, la déforestation, la biodiversité et la justice sociale, cet accord reste inchangé malgré les promesses du président Emmanuel Macron de le rejeter en l’état. Face à cette menace persistante, un collectif d’organisations, dont Générations Futures, a adressé une lettre ouverte au Président de la République le 9 janvier 2026, appelant solennellement à refuser sa ratification. Cette initiative collective met en lumière l’urgence d’opter pour une relocalisation écologique et solidaire de l’agriculture, plutôt que pour une mondialisation néolibérale destructrice.
Un engagement fort pour défendre les générations futures
Générations Futures est évidemment signataire de cette lettre ouverte initiée par le Collectif national Stop Mercosur dont nous sommes membres. Aux côtés d’une quarantaine d’organisations telles que Les Amis de la Terre France, Attac France, Greenpeace France, la Confédération paysanne et bien d’autres, nous unissons nos voix pour alerter sur les risques inacceptables de cet accord.
Envoyée le 9 janvier 2026, cette lettre rappelle les déclarations passées du président Macron : en décembre 2024, il qualifiait le texte d’« inacceptable en l’état », et en février 2025, lors du Salon de l’agriculture, il le décrivait comme un « mauvais texte » qu’il s’engageait à bloquer pour préserver la souveraineté alimentaire française et européenne. Pourtant, aucune modification substantielle n’a été apportée depuis. L’accord, l’un des plus contestés de l’histoire de l’UE, favorise l’importation de produits agricoles issus de pratiques non durables, comme la viande bovine réfrigérée venue de…
Auteur: nadine

