C’est l’histoire d’un parti politique qui n’écoute pas ses jeunes militants. En juillet 2024, une députée écologiste a embauché comme assistant parlementaire Antoine, un homme qui avait été exclu des Jeunes Écologistes (JE) quelques mois auparavant, après un signalement de violences par son ancienne compagne, Marion. Pourtant, la cellule de lutte contre les violences des JE avait transmis le dossier à son homologue chez Les Écologistes. Mais les accusations portées à l’encontre d’Antoine ne l’ont pas empêché de poursuivre sa carrière chez les Écologistes.
L’affaire commence en février 2024. La cellule de lutte contre les violences des JE est prévenue d’une altercation entre Antoine et sa compagne de l’époque, Marion, tous les deux membres du parti. D’après le récit qu’elle a confié à Reporterre, la jeune femme aurait fui le domicile conjugal après une violente altercation le 16 février 2024. Elle a immédiatement averti la cellule des JE qui a lancé une enquête. Deux jours plus tard, Antoine a été suspendu à titre conservatoire des fonctions qu’il occupait dans le parti, le temps que se déroule la procédure.
Plainte classée sans suite
Dans un rapport confidentiel de la cellule de lutte contre les violences des JE datant d’avril 2024 que Reporterre a pu consulter et qui n’a jamais été rendu public, Marion, 22 ans, rapporte des « faits de violences liées aux drogues, de violences physiques, de violences sexuelles, de violences morales potentiellement sexistes, et de mise en danger d’autrui ». Les membres de la cellule ont alors mené une dizaine d’entretiens avec des militants proches du couple. Ils ont également entendu Antoine qui rejette toute accusation et assure avoir « voulu être le meilleur amoureux possible et récuse tout mauvais comportement » peut-on lire dans son entretien mené le 23 avril.
Au terme de cette procédure, les Jeunes Écologistes décident…
Auteur: Laury-Anne Cholez

