Pessac, cas d’école de l’acharnement islamophobe de l’État
Au nom de la sécurité des Jeux olympiques et de la lutte contre l’antisémitisme, le ministère de l’intérieur s’est lancé dans une vague de contrôles administratifs, d’assignations à résidence et d’expulsions, bouleversant la vie de centaines de personnes, dont certaines n’ont jamais été condamnées. Parmi elles se trouvent plusieurs religieux musulmans dont les propos rétrogrades peuvent déplaire ; mais ils n’ont jamais été sanctionnés par la justice. Le président de la mosquée de Pessac, Abdourahmane Ridouane, a été quant à lui arrêté. Menacé d’expulsion après des années de harcèlement, son casier judiciaire est vide.
En plein génocide à Gaza, et alors que les sondages annoncent l’arrivée de l’extrême droite au pouvoir avec les élections législatives anticipées, le ministre de l’intérieur Gérald Darmanin décide d’instrumentaliser la question légitime de la sécurité pendant les Jeux Olympiques. Cinq mille cent musulmans sont placés sous surveillance.
Abdourahmane Ridouane, ressortissant nigérien vivant en France depuis plus de 35 ans, président de la mosquée de Pessac (Gironde) fait partie des personnes ciblées. L’État engage une procédure d’expulsion à son encontre, alors même que son casier judiciaire est parfaitement vierge. Son titre de séjour n’est pas renouvelé. Le 21 mai il est soumis à une mesure individuelle de contrôle administratif et de surveillance. Il est assigné à résidence avec obligation de pointer au commissariat tous les jours, sous peine d’emprisonnement. Le 4 août, le ministère prononce son expulsion du territoire français « en urgence absolue », et ce malgré l’avis négatif de la Commission d’expulsion. Quatre jours plus tard, Abdourahmane Ridouane est interpellé et placé en centre de rétention administrative (CRA) dans l’attente de son expulsion vers le Niger.
Parmi…
La suite est à lire sur: www.legrandsoir.info
Auteur: Rayan FRESCHI

