Le 19 janvier 2022, l’Agence de l’environnement et de la maitrise d’énergie (ADEME) publie les résultats de deux études sur le numérique et ses effets sur l’environnement en France. L’ADEME souhaite alerter et informer les usagers des alternatives pour les réduire. Les études se concentrent sur la production de gaz à effet de serre, l’épuisement des ressources naturelles et la consommation d’énergie du secteur numérique.
Menée conjointement avec l’autorité de régulation des communications électroniques (Arcep), la première étude dresse un état des lieux de l’impact des services numériques en France à l’année. Les différents lieux et étapes de construction du numérique sont inclus ; l’ADEME se penche ainsi sur un cycle de vie complet, depuis l’extraction de la matière jusqu’à la fin de vie du produit.
La seconde étude, en concordance, mesure les bénéfices environnementaux générés par le reconditionnement du numérique, et plus particulièrement des smartphones.
Selon la première étude, les services numériques représentent 2,5 % du total des émissions de gaz à effet de serre par an en France, la même empreinte que le secteur des déchets.
Le numérique produit lui-même 20 millions de déchets par an, essentiellement par son exploitation de ressources naturelles, lors de la production. Chaque année, le numérique représente 10 % de la consommation électrique française.
60 à 90 % de l’empreinte numérique est due aux appareils du quotidien, ou terminaux, c’est-à-dire les points d’accès entre homme et réseaux informatiques (ordinateur personnel, poste de travail, smartphone, tablette tactile, etc). Les 10 à 40 % restants sont attribuables aux réseaux fixes, mobiles et aux centres de données informatiques (qui stockent et distribuent ces données).
L’ensemble du cycle de vie a un large impact environnemental, d’où l’importance de l’achat d’objets reconditionnés, et ainsi la mise au point de la seconde étude.
Selon cette dernière, par an, l’acquisition d’un smartphone reconditionné permet une réduction de son impact environnemental d’environ 77 à 91 % par rapport à un produit neuf. Ce choix permet également d’éviter l’extraction de 82 kilos de matières premières et de 23 kilos de gaz à effet de serre.
De même, dans les cas de reconditionnement où des pièces maitresses sont changées, telles que l’écran ou la batterie, l’impact environnemental demeure 2 à 4 fois moins important que dans la…
La suite est à lire sur: lareleveetlapeste.fr
Auteur: Maïté Debove

