Acte 3 : Les colères convergent, le Gouvernement a raison de flipper

Une semaine après la mobilisation des fonctionnaires, les lycéens reprennent le pavé pour le troisième acte de leur mobilisation, cette fois soutenus par un front syndical inédit. FSU, CGT, FO, CFDT, Unsa et Solidaires appellent à rejoindre le mouvement, y compris par la grève. Après dix jours de mobilisation et une réponse essentiellement répressive, le gouvernement se décide enfin à recevoir les représentants lycéens, sans pour autant prendre d’engagement concret.

Pendant ce temps, les violences policières se multiplient. À Lens, un adolescent de 15 ans a perdu une main après l’explosion d’une grenade. À Belfort, un policier est accusé d’avoir tenté de noyer un jeune de 17 ans, tandis que 60 sénateurs de droite demandent… qu’il soit décoré. À Metz, une vidéo d’interpellation d’une adolescente de 14 ans suscite également l’indignation. Et la semaine dernière, un lycéen de 16 ans a perdu un œil après un tir de LBD.

Face à cette colère, le pouvoir alterne répression, mépris et diversion. Plus de 5 000 gardes à vue ont été enregistrées, dont 4 400 mineurs. Puis, quand la mobilisation prend de l’ampleur, Lecornu découvre soudain les vertus du dialogue. Mais les revendications, elles, restent entières. Et surtout, les colères commencent à converger.

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Auteur: Le Média