Récit

C’est le grand rendez-vous annuel depuis quelques années maintenant : actionnaires du pétrole et écologistes se font face lors de l’Assemblée Générale de Total pour confronter leur monde : celui de l’apogée du capitalisme, de la primauté des profits au détriment des droits humains les plus basiques, contre celui de défense du vivant, et du climat. Cette année encore, certain.es n’ont pas hésité à faire le chemin depuis les 4 coins de la planète pour le démontrer. Depuis l’Ouganda notamment, où Total a exproprié des centaines de milliers de personnes afin de réaliser une énième bombe climatique – le plus grand oléoduc chauffé au monde, EACOP – ou le Pérou avec Marisol Apagüeno, représentante du peuple amazonien kichwa massivement exproprié de ses terres, venue interpeller Total sur ses activités criminelles.
Ce vendredi 24 mai 2024, le dispositif de «maintien de l’ordre», ou de défense des intérêts du capital face à l’intérêt général diront certain.es, a forcé les militant.es à se diriger vers une autre cible : Amundi, gestionnaire d’actifs et 1er actionnaire de Total, dont l’Assemblée Générale se tenait le même jour.
Plusieurs centaine de personnes déterminées se sont donc retrouvées devant cette tour du 15è arrondissement afin de faire valoir leurs revendications. Elles sont simples : l’abandon des bombes climatiques et sociales de Total à travers le monde, l’arrêt du financement de nouveaux projets fossiles, la fin immédiate des violations de droits humains et d’accaparement des terres et des ressources et enfin le démantèlement de Total.
Une partie d’entre elles et eux, vêtu.e.s de combinaisons blanches, a réussi à s’introduire à l’intérieur du siège malgré la présence de vigiles violents, afin de mettre en lumière les crimes de ces entreprises. «Total assassin, Amundi complice» peut-on lire sur les murs et les vitres après leur passage, ou encore…
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Auteur: Phonax

