De nombreux activistes participent à cette action bloquante, avec une dimension artistique, qui met en lumière les liens entre justice climatique et justice sociale et la nécessité d’agir sur la dette afin de lutter contre la crise climatique.
Cette action s’inscrit dans le cadre d’une une mobilisation internationale, Debt for Climate, qui se déroule dans plus de 20 pays. Elle fait suite à un appel issu d’une coalition de pays du sud et des MAPAs (Most Affected Peoples and Areas).
La mobilisation Debt for Climate vise à exiger du G7 de mettre la question de la dette et de son annulation à l’agenda de leur sommet. L’enjeu de l’annulation de la dette au nom du climat, répond à une nécessité : libérer les pays concernés d’une dette effroyable et inéquitable, qui les empêche de mener une politique environnementale significative et les obligent à surexploiter leurs ressources, et en particulier les énergies fossiles, pour pouvoir rembourser la dette.
Alors que le Giec nous exhorte à mettre fin à l’exploitation des énergies fossiles pour sauvegarder notre futur, l’annulation de la dette est plus que jamais nécessaire afin de mettre fin à un système obligeant ces pays à développer les exportations à tout prix, augmenter l’extraction et l’utilisation des énergies fossiles, et limiter les investissements écologiques.
Alors qu’avec la guerre en Ukraine, une crise alimentaire sans précédent menace, la dette amplifie la crise et menace d’accélérer et d’accroitre l’exploitation des énergies fossiles et la destruction de la biodiversité. La priorité actuelle donnée aux droits des créanciers plutôt qu’aux droits et moyens de subsistance des populations des pays en développement est une impasse.
Le G7, le FMI, et la Banque mondiale ont des responsabilités historiques dans le développement de ce cercle vicieux dettes/surexploitation des ressources. On a vu, par exemple, la banque mondiale et le FMI imposer par le passé la privatisation de l’eau dans de nombreux pays comme condition à l’allègement de la dette. On les a vus également conditionner des prêts à la production intensive de produits destinés à l’exportation, prêts qui ont eu des conséquences environnementales désastreuses, voire irréversibles. Quelques exemples : on assiste en Indonésie à la destruction du 3e massif forestier mondial pour la culture de l’huile de Palme ; au Tchad, l’entreprise Glencore (entreprise suisse de négoce, courtage et extractions de matière première) détient plus de 50% de…
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Auteur: Attac France

