Le 14 juin 2025, place de la République à Paris, une action non violente d’Extinction Rébellion en soutien au peuple palestinien se transforme en face-à-face tendu avec les forces de l’ordre. Activistes perchés sur la statue, soutiens au sol, dispositif policier massif : une séquence où se mêlent solidarité, désobéissance civile et répression. Un photoreportage signé Julien Gate, pour Fsociété.
Plusieurs mois après les faits, j’ai rencontré les activistes au cœur de cet événement singulier. Âgé·es de 25 à 53 ans, ces personnes viennent pour la plupart de la région parisienne et de milieux sociaux et politiques très différents.
Un dénominateur commun se dégage de leurs parcours : toutes et tous partagent une profonde humanité et une attention particulière au monde qui les entoure. Conscient·es des violences et des dysfonctionnements de la société, ces activistes ont cherché à en atténuer les effets.
Comprendre ces mécanismes les a ensuite conduit·es à devenir acteurs et actrices d’une prise de conscience collective. Leur engagement dans des formes d’action non violentes repose sur des convictions fortes et un sens aigu de l’intérêt général – un moteur pour ces militant·es comme pour leurs proches.
Une énergie collective qui transcende
À un moment de leur vie, tous et toutes se sont senti·es seul·es, isolé·es ou incompris·es face à leur prise de conscience et leur besoin d’agir. Les activistes se sont alors approché·es du mouvement Extinction Rébellion. Pour la plupart, cette première expérience d’action collective dans un contexte de répression policière s’est révélée éprouvante. Pourtant, les militant·es n’en retiennent que la force du collectif et la chaleur humaine des rencontres nées dans ces moments difficiles.
Au début de la manifestation du 14 juin, la branche francilienne d’XR choisit de réaliser une action symbolique : habiller la statue située place…
Auteur: Mr Mondialisation

