Nous sommes le Collectif des Jeunes du Parc de Belleville, composé de mineurs isolés originaires d’anciennes colonies françaises. Nous sommes en lutte depuis plus de 2 ans pour l’égalité des droits et contre le système raciste qui oblige les jeunes en recours à dormir dans la rue.
Nous sommes restés 3 mois et demi à la Gaîté lyrique. Nous avons permis à 500 jeunes de ne pas passer l’hiver dehors, nous avons construit un lieu de lutte politique mais, à la fin, les institutions n’ont pas donné de solution. Depuis l’expulsion violente du 18 mars, nous avons multiplié les rendez-vous avec la mairie pour trouver une solution et éviter d’occuper à nouveau. Mais la situation prouve que nous n’avons pas le choix que de recommencer.
Aujourd’hui plus de 300 jeunes dorment dans des tentes en plein hiver dans les rues de Paris.
La préfecture expulse les campements et propose des hébergements en province, pas adapté aux mineurs, loin de nos démarches administratives, scolaires et de santé. Nous voulons des hébergements ici et maintenant. L’État est responsable mais vu la politique raciste et réactionnaire menée, nous n’en attendons rien. La résistance se fait dans nos réseaux locaux de solidarité.
La Mairie de Paris a la capacité de loger les personnes à la rue. Qu’elle montre sa volonté d’être réellement une ville d’accueil dans ce contexte. Cette fois, nous ne voulons plus d’intermédiaires, nous voulons négocier avec Anne Hidalgo, qui est la principale responsable.
Depuis l’expulsion de la Gaîté nous avons rencontre des députés, des maires d’arrondissement et des candidats aux élections municipales qui ont dit apporter leur soutien à notre lutte. S’ils veulent vraiment être à nos côtés ils doivent venir maintenant où nous sommes pour montrer leur soutien et faire pression pour que la mairie apporte des solutions.
Nous ne souhaitons pas occuper ce bâtiment pour…
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