Actions individuelles et pression sociale : comment changer le monde

Grâce à une grève de la faim, et le soutien de nombreuses personnes, le suisse Guillermo Fernandez a fait plier le Parlement helvète qui s’est engagé à former les élus sur l’état des lieux de la crise climatique. Julia Steinberger, professeure en écologie sociale et économie écologique, décrypte ici comment cette victoire a été possible, et ce qu’elle a appris pour réussir une lutte citoyenne en participant à son action. Un compte-rendu initialement publié sur le site du vulgarisateur scientifique BonPote, et partagé avec son aimable accord.

J’ai récemment vécu une expérience extraordinaire et rare, en tant qu’universitaire, activiste et citoyenne : j’ai participé à un mouvement victorieux.

Cela a bouleversé une grande partie de ce que je pensais savoir sur la façon dont le changement se produit dans le monde, et il me semble très important de partager ces idées avec vous, malgré mon ignorance plutôt gênante en psychologie, sociologie, politique et dans de nombreux autres domaines d’expertise pertinents pour ce sujet. 

Un changement global, fondamental et urgent n’a jamais été aussi nécessaire, et vous qui lisez ceci, pouvez et devez participer à la réalisation de ce changement.

Voici ce que j’ai appris : 

  • Les individus sont tout ;
  • Les institutions, seules, ne sont rien ;
  • La pression sociale fonctionne ;
  • L’urgence engendre la créativité (et l’efficacité) ;
  • La culture de l’amour l’emporte ;
  • Nous ne comprenons de quoi sont faits les systèmes que lorsque nous essayons de les transformer.

Guillermo Fernandez est à la fois ordinaire et extraordinaire. Il est chef de projet informatique, Suisse et père de trois enfants. Il n’appartient à aucun parti ou groupe d’activistes.

Mais il a fait quelque chose d’extraordinaire : il s’est assis le 10 août 2021 et a lu le rapport du GIEC qui avait été publié la veille. Il ne s’est pas contenté de lire : il a ressenti et imaginé ce que les projections de ce rapport signifiaient pour ses enfants.

Ce jour-là, sa vie a basculé, et il a décidé qu’il devait agir. Il a décidé d’entamer une grève de la faim illimitée pour le climat le 1er novembre, premier jour de la conférence COP26 sur le climat. 

Lire aussi : Après 39 jours de grève de la faim, ce Suisse a fait plier son Parlement pour le climat

Premier constat : les individus sont tout

Les individus créent le changement

Ce fut le plus grand choc pour moi, mais aussi l’idée que je souhaite que vous…

La suite est à lire sur: lareleveetlapeste.fr
Auteur: La Relève et La Peste

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