À vélo, à pied, en péniche… Les tournées écolos d’artistes [1/4] Terminé les festivals énergivores, les concerts à l’autre bout du monde : ces artistes ont décidé de faire de l’art bas carbone. Tour d’horizon des initiatives qui méritent d’essaimer !
Course cycliste classique parmi les classiques, le Paris-Roubaix est surnommé « l’enfer du Nord » en raison de ses routes pavées : à voir chaque année — le second dimanche d’avril — les champions couverts de boue et d’écorchures, on reste pantois devant leur courage et leur ardeur teintés d’une dose de masochisme.
Cette année, une bande de joyeux lurons a décidé de faire son propre Paris-Roubaix, mais en la jouant « piano » : l’orchestre symphonique Les Forces majeures, composé de musiciens professionnels, a rallié à vélo le mythique vélodrome de Roubaix depuis la capitale en un mois, du 9 mai au 8 juin.
Avec leurs instruments sur les épaules ou dans des remorques, l’équipe — composée d’une petite vingtaine de musiciens et d’une poignée de bénévoles pour le matériel — a conduit sa tournée dans 26 villes des Hauts-de-France pour y mener 2 à 3 concerts par jour, dans des lieux très différents : des écoles, des Ehpad et des concerts en plein air. En référence aux héros de l’enfer du Nord, le thème de la tournée était trouvé : l’héroïsme.
Une liberté sur mesure
Pourquoi faire une tournée à vélo ? Tout d’abord, il y a un amour partagé de la bicyclette. « Je fais du vélo depuis toujours, c’est vraiment mon élément, explique Robin Ducancel, directeur général de l’orchestre. Mais il n’y a pas que ça. »
L’idée a en effet germé au moment des confinements liés à la pandémie de Covid-19, où le monde de la culture a pris un grand coup sur la tête. « Pour un musicien, c’est frappant de se dire que je ne peux plus aller dans une salle, que je ne peux plus me produire, que…
Auteur: Mehdi Laïdouni, Stéphane Dubromel

