Business is business (« les affaires sont les affaires »). Javier Milei et Donald Trump ne le savent que trop bien. Le président argentin est empêtré depuis plus d’un an dans un scandale lié à la cryptomonnaie Libra, dont il a fait la promotion juste avant l’effondrement de son cours. Alors que la chute a occasionné plus de 100 millions de dollars de pertes chez les investisseurs, le journal argentin La Nacion a publié ce vendredi 13 mars les échanges entre Javier Milei et un lobbyiste de Libra, précédant une publication du président argentin sur X qui avait fait bondir le cours de l’actif. Ces échanges mettraient en évidence un « accord » sur le soutien à la cryptomonnaie en échange de 5 millions de dollars. Après l’échec d’une commission d’enquête parlementaire qui n’avait pas réussi à auditionner Javier Milei ou son premier cercle, une procédure pénale est en cours en Argentine, alors que le chef de l’Etat avait toujours nié avoir été informé des « détails du projet. »
Le précédent du stop-and-go de Trump sur les droits de douane
Lui aussi président / businessman, Donald Trump n’est pas étranger à ce genre de péripéties. En octobre 2019, déjà, Vanity Fair interrogeait la politique commerciale « chaotique » de Donald Trump et ses nombreux revirements : « La parole du président peut faire bouger les marchés et faire gagner des milliards à certains traders. Mais ces traders savaient-ils ce que…
Auteur: Louis Mollier-Sabet

