Ce texte contient des divulgâcheurs sur la série _Adolescence_.
L’adolescence est une période mouvementée. Et le passage de la jeunesse à l’âge adulte est complexe.
La série britannique Adolescence, sortie récemment sur Netflix, a touché une corde sensible chez de nombreux téléspectateurs. Elle présente des jeunes d’une école britannique qui vivent des histoires compliquées et souvent perturbantes, avec notamment de l’intimidation, de la misogynie, de la violence sexiste et des références à la manosphère.
Adolescence explore l’impact de la masculinité sur la violence sexiste et l’identité des jeunes. Les téléspectateurs entrent dans la vie de Jamie (Owen Cooper), un garçon de 13 ans accusé d’avoir tué une jeune fille de 13 ans, Katie (Emilia Holliday). En suivant l’enquête sur l’assassinat de Katie à l’arme blanche, on découvre que la masculinité et le genre ont une place troublante dans la vie des élèves.
Les efforts quotidiens des parents pour communiquer avec les jeunes, les comprendre et les soutenir est un autre élément intéressant du récit.
Les interactions ordinaires entre les élèves et les échanges entre les parents illustrent cet aspect à la fois dérangeant et fascinant.
Tout au long d’Adolescence, il apparaît clairement que, trop souvent, les parents ne voient pas ou n’entendent pas ce qui se passe sous leurs yeux.
Silence entre les jeunes et leurs parents
Les difficultés de l’adolescence sont nombreuses : efforts pour s’intégrer, intimidation, impacts d’Instagram et d’autres plates-formes de médias sociaux, « incels », popularité des garçons sportifs, désir d’échapper au cours d’éducation physique quand on n’est pas athlétique, homophobie et silence entre les jeunes et leurs parents.
Le public d’Adolescence est déstabilisé par ce qu’il voit, mais il a très envie d’en voir plus.
Dans l’école présentée dans la série, presque…
Auteur: Michael Kehler, Research Professor, Masculinities Studies, School of Education, University of Calgary

