Adrien Favre : « Le classement du renard comme nuisible est totalement incompréhensible »

Chaque année, au moins 500 000 renards sont abattus dans le cadre d’une politique publique de régulation. La martre, la belette, la fouine, la pie bavarde, le geai des chênes, la corneille noire, le corbeau freux et l’étourneau sansonnet peuvent eux aussi être tués toute l’année, sans limite, même hors des périodes de chasse.

Malgré les études scientifiques et les rapports déconseillant de recourir à l’abattage massif et systématique de ces animaux, le 21 août, le gouvernement a publié au « Journal officiel »  une liste de ces espèces, de nouveau considérées comme ESOD pour une durée de trois ans (2026-2029). L’occasion de revenir avec Adrien Favre sur son engagement contre la persécution de l’espèce.

LR&LP :  Vous êtes l’auteur du court-métrage « À l’affût du renard », dans lequel vous emmenez Guillaume Meurice découvrir cet animal dans le Jura. Quelle était l’intention derrière la réalisation de ce film ? 

Adrien Favre : J’ai toujours aimé les animaux, j’ai toujours eu cette sensibilité en moi. Et j’ai toujours été fasciné par les renards. Il a une place importante dans la culture française, quand on voit les Fables de La Fontaine ou Le Petit Prince d’Antoine de Saint-Exupéry. C’est un animal qui semble apprécié des Français, mais qui est tout de même très persécuté.

Sébastien Testa, le président de l’association Focale pour le Sauvage, a eu l’idée de faire venir Guillaume Meurice pour alerter les gens, de mettre en lumière ce statut d’ESOD profondément injuste sur le renard. Après plusieurs affûts, on a fini par voir un renard.

LR&LP : Que vous inspire le classement des renards comme espèce susceptible d’occasionner des dégâts ? 

Adrien Favre : C’est totalement incompréhensible. Le renard est un très bon auxiliaire pour les cultures, en tant que régulateur de rongeurs. Il participe…

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Auteur: Eloi Boye