Vos Frustrations est une rubrique permettant aux lectrices et lecteurs de partager leurs « frustrations », colères, témoignages ou analyses. Aujourd’hui c’est Marc S., qui travaille comme assistant d’éducation (AED), qui a souhaité témoigner. Pour participer à “Vos Frustrations”, écrivez-nous à [email protected]
On a tous eu à côtoyer des AED lors de notre scolarité, plus connus sous les appellatifs de surveillant.es ou bien, péjorativement, « pions » et « pionnes ».
Comme la plupart de mes potes, j’ai longtemps fui le taf salarié et ai enchaîné les études, le RSA et de l’intérim ou des tafs saisonniers. Au bout d’un moment j’ai eu envie de développer mon activité artistique et ai donc choisi d’être assistant d’éducation en parallèle pour avoir un salaire fixe. Je fais cela depuis deux ans, dans un lycée public général et technologique avec un internat ouvert tous les jours de la semaine (même le week-end). J’ai plus de 30 ans et ce poste est mon premier CDD, cela m’a sorti d’une situation précaire. Avec les vacances et un taux horaire peu important, les contrats étant pour la plupart à mi-temps, c’était parfait pour me sortir de la galère tout en pouvant continuer à faire ce qui me fait kiffer.
De prime abord ce taf est plutôt tranquille par rapport à bien d’autres. On est souvent sans chefs aux alentours pour nous surveiller, ce qui est un avantage non négligeable, il faut bien se l’avouer, surtout quand on n’aime pas les chefs. Et on bosse quand même pour un service public, même s’il a de plus en plus de défauts, ça a au moins l’avantage d’être un taf où il n’y a pas d’obligation de résultats chiffrés ni de croissance de l’activité. On a les vacances scolaires et, si on arrive à faire des remplacements dans l’année, on peut être en vacances dès le mois de juin (nous avons un quota d’heures à faire sur…
Auteur: Marc S.

