À travers ce manifeste, l’AES formule cinq priorités pour répondre à l’urgence sociale et écologique : l’emploi, les services publics, les transports, la santé et le logement. Parce que les enjeux écologiques et sociaux sont intimement liés, l’AES appelle à agir sur l’ensemble des conditions de vie et de travail : de l’emploi aux services publics, en passant par les transports, la santé et le logement. Cinq priorités qui, ensemble, dessinent les contours d’une bifurcation écologique juste et protectrice ; ainsi qu’un plan de financement de 70 milliards. Ce sont cinq propositions qui sont versées au débat de 2027, cinq propositions qui serviront de support aux mobilisations que nous construirons avec nos alliés dans les neuf prochains mois.
Reconvertir l’économie en prenant soin des salariées
La reconversion de l’appareil productif ne peut se faire au prix de l’emploi et des droits des salariées. Elle doit au contraire leur donner de nouveaux pouvoirs collectifs pour décider des transformations de leur entreprise, avec des garanties sur l’emploi, les salaires, la formation et les droits acquis. L’AES propose ainsi un nouveau statut du salarié fondé sur une sécurité sociale professionnelle, garantissant la continuité du salaire et des droits d’un emploi à l’autre, en évitant la case chômage. Les entreprises et les pouvoirs publics doivent prendre en charge les coûts de ces reconversions.
Rendre accessibles les services publics
Une écologie protectrice passe par des services publics de qualité et de proximité. Ils doivent être accessibles à toutes et tous, partout sur le territoire. Leur prix doit rester inférieur à celui du secteur privé, et certaines missions d’intérêt général doivent leur être réservées pour les émanciper du marché. C’est une condition essentielle de la justice sociale et de la bifurcation écologique. Alors que les services…
Auteur: Alliance Ecologique et Sociale
