123 voix pour, 0 contre. Le Conseil National de Transition vient de lancer une offensive médiatique sans précédent dans l’histoire du Sahel« du Sahel. Tafouk TV et Radio Daandè Liptako, les nouveaux médias confédéraux de l’AES, marquent une rupture stratégique avec les canaux d’information traditionnels – perçus comme des relais de l’influence occidentale.
Mais peut-on vraiment parler de souveraineté médiatique quand ces chaînes dépendront entièrement des États membres ?
UNE RÉVOLUTION MÉDIATIQUE AU SAHEL
Le 10 juillet 2026 restera comme une date charnière pour la souveraineté informationnelle de l’Alliance des États du Sahel. Réunis en session plénière, les membres du CNT ont approuvé à l’unanimité la création de deux médias pan-sahéliens : Tafouk TV, basée à Bamako, et Daandè Liptako, l’émission radiophonique dont le siège sera à Ouagadougou.
Ces nouveaux outils ne sont pas de simples chaînes d’information. Selon les observateurs, ils incarnent la réponse de l’AES à ce que les autorités de transition qualifient de ‘désinformation systématique’ des médias internationaux sur la situation sécuritaire au Sahel.
UNE BATAILLE D’INFLUENCE à haut risque
‘Ces médias seront les porte-voix de notre vérité’, a déclaré Abdoulaye Diop, le ministre des Affaires étrangères du Mali. Un discours qui révèle l’enjeu géopolitique derrière cette initiative : reprendre le contrôle du récit médiatique sur une région en proie au terrorisme et aux ingérences étrangères.
La complémentarité entre télévision et radio n’est pas anodine. Alors que Tafouk TV vise les centres urbains connectés, Daandè Liptako ciblera spécifiquement les zones rurales et frontalières – souvent privées d’accès à l’information. Une stratégie qui rappelle les méthodes de Radio Mille Collines au Rwanda, mais que les autorités sahéloises présentent comme un outil d’intégration…
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