Aujourd’hui, pour Giorgia Meloni, le cœur n’y est plus vraiment. Ses soutiens s’effritent, ses alliés sont en proie à des divisions internes, jusqu’à affaiblir sa majorité parlementaire, pourtant solide jusqu’ici. Sa défaite cuisante au référendum sur son projet de réforme de la justice a véritablement fissuré son image de gagnante à toute épreuve avec ses narratifs médiatiques, patiemment travaillés et lissés par un très étoffé et très actif service de presse depuis sa campagne électorale victorieuse, en septembre 2022.
À l’automne 2025, ses services avaient multiplié les campagnes saluant un bilan gouvernemental supposé brillant, « plus efficace en trois ans que la gauche en dix ans » – même si la gauche n’a jamais gouverné seule durant la dernière décennie. De moins en moins d’Italiens croient encore à cette présentation digne d’un trompe-l’œil d’un maître de la Renaissance, quand l’inflation a bondi, tout comme les inégalités.
Auteur: Olivier Doubre

