À l’origine, Alstom est l’un des plus grands conglomérats industriels français, actifs dans les transports, l’énergie, le ferroviaire et le nucléaire. Sa branche énergie était considérée comme stratégique pour l’indépendance énergétique et industrielle de la France.
Au début des années 2010, Alstom est visée par une enquête menée par le Department of Justice (DOJ) des Etats-Unis. Les autorités américaines accusent Alstom d’avoir versé des pots-de-vin dans plusieurs pays afin d’obtenir des contrats et utilisent cette affaire pour sanctionner financièrement Alstom.
En effet, le 22 décembre 2014, Alstom a signé un accord de plaider-coupable aux États-Unis pour des faits de corruption et payé une amende de plus de 700 millions d’euros.
Les conséquences de l’affaire ont été lourdes pour la France. D’abord, l’amende a permis à General Electric, un géant américain, de racheter la branche énergie d’Alstom. Cela a entrainé des licenciements massifs et, surtout, une perte de souveraineté industrielle pour la France.
Pourtant, personne n’a été poursuivi en France. Anticor a déposé une première plainte en 2018, puis elle a déposé plainte avec constitution de partie civile en 2019 afin que la justice examine les responsabilités éventuelles de personnes physiques dans ce dossier.
L’instruction a, en parallèle, été étendue à la cession de la branche énergie d’Alstom à General Electric.
Depuis décembre 2022, une information judiciaire est ouverte en France afin d’examiner les conditions dans lesquelles cette opération, réalisée en 2014, s’est déroulée.
L’enquête cherche à déterminer si certains acteurs ont pu tirer un bénéfice personnel de cette cession, intervenue à l’époque où Emmanuel Macron occupait les fonctions de ministre de l’Économie.
Lorsqu’il était ministre de l’Économie, Emmanuel Macron aurait autorisé la vente de plusieurs…
Auteur: Mailys

