Suite de l’affaire Budapest. Alors que la cours de cassation vient de valider l’extradition de Gino vers l’Allemagne et que la Hongrie a définitivement condamné l’antifasciste allemande Maja à 7 années d’emprisonnement, la cour d’appel de Paris devra statuer ce 7 octobre sur l’extradition de Zaid A. vers la Hongrie. Après des mois de procédure, marqués par plusieurs renvois, cette audience – la dernière de plaidoirie – est déterminante pour Zaid.
On doit refuser cette idée de coupable ou d’innocent : ce sont des personnes qui se posent comme résistantes.
Zero Calcare
Si j’avais 30 ans ou 40 ans de moins, j’aurais probablement été aux côtés de Zaid et Gino. Des formes de résistances, de manifestations ou de contre-manifestations sont tout à fait nécessaires.
Robert Guédiguian
Enfant de réfugiés palestiniens vivant en Syrie, Zaid A. s’exile en Allemagne en 2014 à l’âge de 11 ans avec sa famille pour fuir le régime d’Assad et la guerre meurtrière qu’il livre contre le peuple syrien. En 2024, poursuivi par un mandat d’arrêt européen émis par la Hongrie dans le cadre de l’affaire dite « de Budapest », il se réfugie en France en espérant que celle-ci refuse son extradition comme elle l’avait fait pour Gino, un autre inculpé de l’affaire. Cependant, malgré ce précédent juridictionnel, il n’est pas sûr que la justice prenne la même décision. Dans ce cas, Zaid A. perdrait à nouveau la vie qu’il a construite activement depuis un an en France en s’engageant dans de nombreuses activités solidaires et associatives. Il risque en outre un procès inéquitable et des conditions de détention délétères en Hongrie.
En 2023, une vague de mesures répressives transfrontalières à l’encontre d’une vingtaine de personnes a été déclenchée : c’est ce qui a été appelé « l’affaire de Budapest ». La Hongrie les accuse d’avoir participé à des…
Auteur: dev
