Le Ministre de l’Intérieur connaissait en temps réel tout le déroulé des faits, que l’attaque venait des fascistes et le pedigree nazi du défunt, mais a laissé se répandre un narratif totalement mensonger visant à diaboliser la gauche depuis plus d’un mois : il doit démissionner.
La date du 27 mars est à marquer d’une pierre blanche : pour la première fois, la chaîne BFM a décidé de faire du journalisme. Et ce qu’elle révèle est tout simplement une affaire d’État d’une gravité absolue, même si BFM se contente de donner des éléments sans en tirer les conclusions qui s’imposent.
Dans un reportage qui vient d’être diffusé, la chaine montre des photos des antifascistes et des fascistes prises par les services de renseignement le 12 février à Lyon. Selon BFM, «des policiers du renseignement territorial se fondent dans les rues aux alentours plus d’une heure avant le début» de la conférence de Rima Hassan. Ils ont donc tout vu : les provocations de Némésis, le groupe néo-nazi qui préparait le guet-apens, le groupe antifasciste, l’affrontement… Tout !
Plusieurs photos prises par la police montrent le groupe antifasciste, puis la bagarre, et enfin Quentin Deranque qui repart : «Grâce à sa tenue vestimentaire, Quentin Deranque est formellement identifié, tentant de se relever», observe une source proche de l’enquête. Les renseignements, et donc la police, et par conséquent le plus haut sommet de l’État, savaient TOUT du déroulé des faits depuis le début, et l’ont dissimulé.
BFM tente de protéger ses sources policières en indiquant : «Selon nos informations, ces policiers n’assistent pas au moment exact des violences visant Quentin Deranque au sol et n’ont donc pas pu intervenir. Ils ont toutefois observé une grande partie des affrontements et déplacements des ‘antifas’ et ‘nationalistes’ qui les ont précédés». Cela n’abusera personne. Une équipe…
Auteur: B

