Article en parti repris de nantes.indymedia.org (pour une soirée de soutien organisée à Rennes le 30/10. pour relayer sur trognon, nous avons retiré les paragraphes d’invitation à la soirée de soutien de Rennes, mais vous pouvez le retrouver sur l’article originel)
C’est une affaire qui commence à dater, mais dont on attend toujours de pouvoir tourner la page. Le 8 décembre 2020, avant le lever du jour, des arrestations avaient lieu dans toute la France avec les moyens de l’antiterrorisme – le RAID avec des cagoules têtes de mort, des armes de guerres pointées sur les gens, des maisons saccagées… Puis quatre jours de garde-à-vue à Levallois Perret, dans la même ambiance, terrorisante. Le 11 décembre, le contrôle judiciaire est prononcé pour deux d’entre elleux et les cinq autres sont incarcéré·es dans cinq prisons différentes d’Île-de-France, sous le statut DPS (détenu·e particulièrement signalé·e). L’un d’entre-elleux, Libre Flot, est placé en isolement total.
Cette affaire, c’est celle d’une association de malfaiteurs terroriste, qui vise directement « l’ultra-gauche », selon les termes du dossier. Sept personnes en lien avec un militant internationaliste, Libre Flot, qui a répondu en 2017 à l’appel des populations du Rojava pour protéger la paix en participant à la guerre de légitime défense contre Daech et l’armée turque. Comme le dit le Collectif des Combattantes et Combattants Francophones du Rojava dans une tribune de soutien : « Nous sommes allés au Rojava avec la volonté de défendre une révolution basée sur la démocratie directe, la coexistence pacifique entre communautés, l’égalité femmes-hommes et le juste partage des richesses, autant de valeurs dont l’État français se réclame sans jamais les appliquer. » À partir de là, les renseignements fantasment un « revenant » qui chercherait à mettre à profit des compétences militaires acquises en Syrie pour…
Auteur:
