Son nom apparaît 673 fois dans les nouveaux documents de l’affaire Epstein dévoilés par le ministère de la Justice américain la semaine dernière. Contraint par la pression médiatique, Jack Lang a « proposé » sa démission du poste de président de l’Institut du Monde Arabe, le samedi 7 février. Un choix commenté par Emmanuel Macron, ce lundi 9 février : « Il a pris sa décision, il l’a fait valoir en conscience, je pense que c’est la sienne. Nous avons pris acte de celle-ci ».
Côté judiciaire, le Parquet national financier (PNF) a annoncé, le 6 février, avoir ouvert une enquête préliminaire pour « blanchiment de fraude fiscale aggravée » visant Jack Lang, et sa fille Caroline Lang. Cette enquête concerne « les faits révélés par Mediapart » et de possibles liens financiers avec l’homme d’affaires et criminel sexuel Jeffrey Epstein, a précisé le PNF, chargé de réprimer la fraude fiscale.
Une société codirigée avec Jeffrey Epstein
En cause, la société offshore Prytanee LCC créée en 2016 et située dans le paradis fiscal des îles Vierges dans les Caraïbes. Elle se définissait comme un projet de fonds en soutien aux artistes du monde entier à travers l’achat et la revente d’œuvres d’art. Ouverte par Jeffrey Epstein lui-même, le prédateur sexuel s’était associé à parts égales avec Caroline Lang, une chevronnée dans le marché de l’art.
Or, malgré des dîners et des réunions organisés entre…
Auteur: Guillaume Cros

