Édouard Philippe est maire du Havre depuis 2020. La même année, il devient président du Havre Seine Métropole (HSM), communauté urbaine créée en 2019 par la fusion de deux intercommunalités.
En 2020, HSM lance un appel à projets pour l’exploitation de la Cité numérique, un nouvel équipement consacré à l’innovation et situé sur le campus universitaire du Havre. L’association French Tech Le Havre (FTLH), présidée par Stéphanie de Bazelaire, adjointe au maire du Havre, est la seule structure à présenter un projet et remporte ainsi l’appel d’offres.
Une convention de « service d’intérêt économique général » (SIEG) est alors conclue entre HSM et la FTLH. Ce dispositif permet, sous certaines conditions, d’accorder des subventions à des structures chargées d’une mission de service public, sous la forme d’une compensation. La convention, signée par Édouard Philippe en sa qualité de président de HSM, prévoit le versement de plus de 2 millions d’euros à la FTLH sur quatre ans.
Dès la fin de 2020, la directrice générale adjointe (DGA) de la ville du Havre alerte sa hiérarchie sur des dysfonctionnements dans la gestion de l’association French Tech, notamment sur les difficultés à contrôler l’utilisation de la subvention, en l’absence notamment de bilan comptable.
Parallèlement, il lui est demandé de mettre en place un comité d’élus chargé de dynamiser le projet de la FTLH. La première réunion est présidée par Édouard Philippe, puis les suivantes par Stéphanie de Bazelaire, alors même qu’ils dirigent respectivement les deux entités liées par la convention.
Au printemps 2021, Stéphanie de Bazelaire démissionne finalement de la présidence de la FTLH afin de mettre fin aux risques pénaux liés au cumul de ses fonctions.
Les dysfonctionnements signalés par la DGA se poursuivent et conduisent la communauté urbaine à voter, en mars 2022, la résiliation…
Auteur: Mailys
