Affaire Geneviève Legay : un commissaire aux abois sur le banc des accusés

C’est sur une affaire devenue tristement banale que le tribunal correctionnel de Lyon doit se prononcer. Des manifestants, une charge des forces de l’ordre, une femme gravement blessée, des versions qui se contredisent et des images accablantes. Les faits remontent au 23 mars 2019. Ce jour-là, les gilets jaunes appellent à un rassemblement national à Nice, à la veille d’une visite du président de la République française, Emmanuel Macron, et de son homologue chinois, Xi Jinping.

La préfecture décide d’interdire les manifestations dans un certain périmètre, dont la place Garibaldi. Le rassemblement a quand même lieu, dans le calme, et peu après 11 heures, le directeur départemental de la sécurité publique (DDSP), Jean-François Illy, demande que la foule soit dispersée. Les forces de l’ordre chargent, renversant au passage Geneviève Legay, 73 ans, et son drapeau arc-en-ciel « paix ».


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Cette militante de longue date d’Attac souffre de fractures du crâne et d’hémorragies intracrâniennes. Elle restera deux mois à l’hôpital. Près de cinq ans après les faits, Geneviève Legay n’a pas retrouvé sa vie d’avant. « Je suis malvoyante, je ne tiens pas vraiment debout, j’ai perdu le goût, l’odorat et une partie de l’audition, énumère-t-elle à la barre avec difficulté. Je suis vraiment diminuée et dépendante. C’est difficile à accepter. »

Le maintien de l’ordre décortiqué

Pour la première fois, c’est la personne qui a ordonné cette charge qui est sur le banc des accusés : le commissaire divisionnaire Rabah Souchi. Cette charge était-elle nécessaire et proportionnée ? Quelles sont les responsabilités de chacun dans cette affaire ? Tout…

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Auteur: Oriane Mollaret