Les ossements retrouvés dans le Tarn sur les indications de Cédric Jubillar jeudi sont bien ceux de son épouse Delphine, qui avait disparu fin 2020 et qu’il a reconnu début juillet avoir tuée, a indiqué dimanche 19 juillet le procureur général de Toulouse.
« Le parquet général confirme que les analyses ADN réalisées par l’IRCGN (Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale, NDLR) ont permis d’établir que les ossements retrouvés correspondent bien à ceux de Delphine Aussaguel », son nom de jeune fille, a déclaré Nicolas Jacquet. Après cinq ans et demi de silences et de dénégations, le mari de cette infirmière disparue en pleine nuit lors du mois de décembre 2020 a suscité un coup de tonnerre judiciaire en reconnaissant, d’abord dans un courrier puis face aux enquêteurs, « être à l’origine de la mort de Delphine Aussaguel », selon ses avocats Mes Guy et Pierre Debuisson.
Il a ensuite indiqué où il avait caché le corps, resté introuvable toutes ces années, et l’absence avait été au cœur des débats de son procès de première instance, au terme duquel il a néanmoins été condamné à 30 ans de réclusion criminelle en octobre 2025. C’est grâce à ses renseignements que des fouilles ont permis jeudi, dans un petit périmètre du village de Mailhoc (Tarn) bouclé par une centaine de gendarmes à une dizaine de kilomètres du domicile du couple, de découvrir des ossements dans un champ en bordure d’un bois.
Ces fragments, qui proviennent du bas du corps de la disparue selon une source proche de l’enquête, ont été immédiatement envoyés au laboratoire de l’IRCGN à Pontoise, en région parisienne, qui a donc confirmé qu’ils appartenaient bien à Delphine Aussaguel. Les recherches s’étaient poursuivies vendredi dans l’espoir de localiser d’autres fragments du corps de l’infirmière de 33 ans, probablement éparpillés de manière…
Auteur: La Croix (avec AFP)

